Lettre aux enfants que je n’ai pas encore…

Chers bambins…

Je vous ai désiré, je vous ai voulu. Pendant des années j’ai eu envie de vous rencontrer, de vivre ce grand moment que chaques femmes racontent…

Le 14 juillet 2016 j’ai vécu une journée magique. J’étais avec une grande amie dans un endroit qui nous fait toutes les deux retomber en enfance. Nous étions à Disney, ce parc qu’un jour je vous ferai également découvrir. Ce lieu magique, remplie de féerie et de sourire. Remplies de danses et de chansons. Remplies de spectacles et de parades. Disney c’est tout ça. Un endroit où on lâche la pression et ou tout le monde retrouve son âme d’enfant le temps d’une journée.

Le 14 juillet de cette année je l’ai passé de façon insouciante. La seule chose dont je me souciais était la pluie que je voulais éviter le plus possible au vue de mes petites ballerines.

Nous avons quittés le parc ravie, fatiguée mais surtout heureuse. Nous sommes rentrés chacune chez nous. J’ai retrouvé mon petit cocon, cet appartement que je partage avec l’homme de ma vie, l’homme à qui j’ai dit oui, l’homme qui sera un jour votre père. J’ai retrouvé ce petit cocon que vous ne connaissais pas mais que je partageais également avec nos deux chats, mes petits coup de foudre. Je me suis couchée, bien et sereine et en serrant fort cet homme que j’aime.

La nuit fut reposante. Mais le 15 juillet 2016, des nouvelles alarmantes surgissent. Sur les réseaux sociaux, des articles, des photos, des messages/dessins de paix ou des articles retraçant les faits, fleurissent. Oui encore une fois la France a été victime d’un attentat. Au vue de tout ça, je n’ai pas eu la motivation pour me lever, pas la motivation pour enchaîner ma journée comme une journée lambda. Du mal à émerger, du mal à enchaîner, avec une télé que je n’ai pas eu le courage d’allumer.

Je pense à vous, je pense à votre avenir. On vous laisse un avenir bien nébuleux. Les banquises fondent à cause de trous dans la couche d’ozone, on vous laisse un avenir ou la liberté d’expressions est mise à rude épreuves, un avenir dans lequel un concert, un café en terrasse peut mal se finir, un avenir dans lequel une promenade peut finir en cauchemar.

Je suis triste pour vous. La seule chose que je pourrai vous donnez, c’est tout l’amour qui déborde de nos cœurs, toute la sécurité que  l’on peut vous offrir est celle du foyer de nos bras, tous les conseils pour différencier les causes justes ou celles qui sont perdus d’avance. Je veux que vous soyez lucide sur le bien et le mal qui règnent dans ce monde que nous vous laissons.

Malgré toutes ces larmes et cette tristesse qui nous envahi pour ces vies gâchés, je veux que malgré tous vous croyez en l’espoir et la solidarité. Car ils sont bien présents dans ces moments, bien trop rares, bien trop précieux mais nous en sommes envahis et ça c’est beau.

A vous mes enfants que je n’ai pas encore.

Quel monde nous vous laissons…


Oui ce matin je me suis réveillée après une magnifique journée et je suis encore tombée de haut. Les réseaux sociaux ne parlaient que de ça. J’ai encore reçu l’information en pleine face, je suis de nouveau triste. J’ai de nouveau serré fort mon mari a son retour et je n’ai pu m’empêcher de lui dire que ce monde m’inquiète et que je ne sais pas ce que nous allons laisser à nos enfants.

J’avais écrit pour Charlie. Je n’ai pas réussi à poser des mots sur la tristesse que je pouvais ressentir après l’attentat du Bataclan. Je ne sais toujours pas quoi dire et écrire sur les derniers événements, mais j’avais quand même envie d’écrire sur cette angoisse qui me hante depuis le 7 janvier 2015 et qui perdure avec le 13 novembre 2015 et désormais le 14 juillet 2016. Ce n’est pas beau ce qu’il se passe en France et dans le monde. Non ce n’est pas beau du tout.

Je vais vivre, je veux vivre. Je veux malgré tout sortir de mon trou et respirer l’air pur. Parce que je suis en vie.

Que la force soit avec vous… et mon cœur  tous pleins d’amour aussi.

 

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