Mon corps pendant la grossesse… {Part 2}

Coucou tout le monde.

Comme promis, je vous retrouve avec un nouveau billet de « Mon corps et la grossesse ». Je vous avais bien dit qu’il y aurai une suite à cet article « Mon corps avant grossesse… {part 1}« 

Je l’ai voulu et j’en suis plus qu’heureuse. Je ne remets pas du tout en cause cette décision et cette chance que nous avons. Mais c’est une nouvelle aventure qui est un peu déroutante, je dois l’avouer.

Des amies ou proches ont été enceinte autour de moi, je vois dans la rue des femmes au ventre bien rond, je ne suis pas niaise et je sais pertinemment que je ne vais pas échapper à ce ventre qui s’arrondit et à cette prise de poids obligatoire. Mais le savoir c’est une chose et le vivre en est une autre. Pour être franche, on a beau être la plus préparée du monde, en fait je crois que nous ne le sommes jamais vraiment {eh oui sinon ça serai trop facile}.

Il faut savoir que les trois premiers mois, on ne voyait rien, même moi franchement je ne voyais pas la différence, il m’est même arrivée de me demander si j’étais vraiment enceinte? Pas de ventre qui s’arrondit doucement mais surement, juste mon ventre habituel et pas de prise de poids faramineuse, bien au contraire, j’ai eu tendance à perdre 2 kgs (être malade et ne plus rien manger n’a pas arrangé le soucis). J’ai laissé le temps au temps, mon envie de manger revenir progressivement, ma maladie se soigner avec beaucoup de repos et les jours défiler comme d’habitude.

C’est là que ça se corse. Le 2ème trimestre à peine entamé et la 1ere écho de passée, nous nous sommes autorisés à profiter de cette nouvelle entre nous mais également avec nos proches. Et à partir de ce moment, le ventre que j’ai toujours connu, a commencé à changer, à s’arrondir, à prendre sa forme, à faire « pouf » d’un coup. D’abord bas puis en prenant sa place vers le nombril. Je commence à avoir du mal à être totalement à l’aise dans mes pantalons de tous les jours, obligée d’ouvrir les boutons ou de desserrer la ceinture pour être vraiment à l’aise. Les leggings et pantalon de yoga deviennent mes amis mais pour aller bosser pas terrible. Obliger d’investir dans des pantalons de grossesse {et je revis}.

Mais ce ventre qui s’arrondit encore et toujours…

Je me dis que c’est normal, que je vais m’y faire, que MiniGeek prends tranquillement ces quartiers, qu’il {oui à ce moment-là c’était encore le bébé, plus garçon, que fille d’ailleurs} grandit et évolue bien pour être beau, magnifique et surtout en forme. Mais voilà, j’ai beau savoir tout ça et en être totalement persuadée, convaincu et heureuse, le malaise s’installe. D’abord un peu, voir mon ventre s’arrondir me fait frémir, puis beaucoup, à ce stage, me regarder dans un miroir me fige et me fait me sentir mal. Alors ce n’est qu’un court instant et je reprends le cours de ma journée comme si il ne s’était rien passé mais malgré tout ça me travail.

Je l’ai tellement voulu et désiré cette grossesse que clairement je ne pouvais pas être mal au point de me figer devant ce corps qui change. Tout bonnement impossible. Premier réflexe, en discuter avec Mr Geek, qui est comme toujours adorable, il me rassure, me dit que je suis belle, que ça me vas bien, que c’est normal que mon ventre s’arrondisse, que c’est pour laisser de la place à ce bébé que nous avons conçu et je le crois. Mais ce sentiment persiste et me rends un peu plus mal chaque jour car pour moi il n’est tout simplement pas normal. Comment je peux me figer alors que je crée la plus belle chose qui vas nous arriver et s’en suit le « je suis déjà une mauvaise mère car je n’aime pas ce corps qui accueille ce petit être que nous aimons déjà tant ».

Je profite d’un rendez-vous chez la sage-femme pour discuter de ce problème qui me rends mal et elle a été très avenante, très prévoyante, très à l’écoute et ne m’as pas dit que j’étais belle c’est vrai mais m’a dit que c’était normal de ressentir ce genre de choses, que les hormones pouvaient jouer de très mauvais tour et qu’il ne fallait pas culpabiliser, et que si je voulais, l’hôpital me proposait le soutien d’une psychologue pour m’accompagner à traverser ce cap un peu difficile.

Je n’ai aucun rapport conflictuelle avec les psys et je me suis dit que c’était une très bonne idée. Même si j’ai pris rendez-vous à la suite de cet entretien, il s’est avéré que cette professionnelle n’étant pas en forme n’est pas venu {être malade ça arrive à tout le monde} et que moi oui mais que j’aurai préféré être mise au courant de l’annulation du rendez-vous avant de faire 45 minutes de route, par une chaleur à crevée en sachant que j’avais des tas de choses à faire.

Je ne dis pas que voir une psy aurai régler mon problème. Comme je l’écrivais dans mon 1er article, ce soucis et ce malaise remonte à plus loin et ne peut évidemment pas être régler en 1 séance avec une psychologue qui est inconnu. C’est à force de travail que ces malaises laissent moins de blessures et réussissent à cicatriser. 

Je ne vais pas dire non plus qu’aujourd’hui ça va mieux. Je ne vais pas dire que je me suis précipité à la maternité pour obtenir un nouveau rendez-vous, en disant cela je mentirai. Mais j’ai réussi à me sortir plus ou moins de cette spinale infernale qui me faisait me sentir mal. Mais pour cela, une des premières choses à faire est de parler. Il ne faut pas culpabiliser d’avoir ce genre de pensée. Nous avons la chance, aujourd’hui, d’avoir des rendez-vous avec des professionnels de santé tous les mois, et ils ne sont pas là que pour vérifier si tout vas bien « physiquement », ils sont également là pour apporter des réponses à nos interrogations, à nos doutes et à nos peurs, ou même si elles n’y répondent pas, ils peuvent nous soutenir, nous écouter, nous épauler. 

Vous pouvez également trouver du soutien auprès de votre mari, conjoint, concubin, petit-ami, petite-amie, mais auprès d’amis en qui vous avez confiance, qui sauront vous écouter et qui ne vous jugeront pas.

J’espère que cet article vous as plu. Il y en aura au moins un autre à venir sur mon corps après grossesse, sur. Après qui sait ce qui peut se passer durant les 3 mois restant. 

Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne journée. Plus fraîche, mais ca fait tellement de bien d’avoir de l’air et de la fraîcheur. Une chose est sure, c’est que je suis bel et bien une fille d’automne, la chaleur m’épuise et me vide de toute mon énergie.

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je vous répondrai avec plaisir. out pleins de bisous.

Que la force soit avec vous…

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One thought on “Mon corps pendant la grossesse… {Part 2}

  1. Coucou !
    Je te comprends sur le fait d’avoir du mal de voir son corps changer même si c’est pour un petit bébé qu’on a tant voulu ! Je te souhaite en tout cas que ça se passe bien et que tu réussisse à vivre au mieux la fin de ta grossesse 🙂 Et quand la petite sera là, ton ventre finira par reprendre bonne forme 🙂
    Gros bisous

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